Jeunes témoins engagés – Série #03

Élèves dans l’enseignement jésuite au collège Saint-Michel,  nous avons eu l’occasion de participer au rassemblement jésuite organisé cette année à Marseille. Ce voyage, destiné à célébrer le périple spirituel de Saint Ignace,  fut l’occasion d’ouvrir ses horizons et de découvrir une partie des nombreuses facettes des personnes qui nous entourent au quotidien.

Voyager avec ses professeurs est une expérience particulière qui met en exergue le côté d’échange et de communication de l’éducation, qui est parfois un peu négligé lors des cours. En plus d’explorer les relations que nous avons pu construire avec les adultes qui nous accompagnaient, nous avons rencontré beaucoup d’autres élèves qui s’étaient, comme nous, rassemblés à Marseille. Nous avons eu, en particulier, l’occasion de partager notre long voyage en car avec les élèves de Matteo Ricci. Pendant que certains dormaient, d’autres se sont amusés à refaire le monde à coup de long discours et de paroles visionnaires. Ces prémices nous ont permis d’apercevoir les possibilités de ce voyage ; déjà à l’aurore de cette odyssée, nous prenions le large avec le vent du partage des idées et des cultures en poupe. Si la majorité des jeunes présents étaient catholiques, il n’empêche que ce rassemblement fut très cosmopolite. Nous avons pu rencontrer et échanger avec des personnes d’autres confessions qui nous ont fait découvrir leur foi et leur positionnement face à la religion.

Si nous voulons être tout à fait honnêtes, avant le voyage, nous partions avec beaucoup d’aprioris et d’idées préconçues. En effet, lors de la présentation de nos professeurs, nous avons, à tort, idéalisé le projet en se le représentant exactement conforme à notre imagination.  Cette projection mentale a engendré quelques difficultés qu’il nous a fallu dépasser. Nous avons pu arpenter un chemin parsemé d’opportunités qui demandaient une résilience mentale par rapport à certaines attentes et  un vrai choix dans la manière dont nous allions profiter du moment qui nous a été offert.

C’est pourquoi, au premier abord, définir si nous avons apprécié le voyage a été une tâche complexe. Au cours de notre réflexion, nous avons fini par comprendre que tenter de comparer le voyage que nous avons vécu avec notre projection était probablement la raison pour laquelle nous n’arrivions pas à exprimer un ressenti global. Nous nous attendions à un rassemblement qui serait idéal selon nos critères au lieu de l’envisager dans sa réalité. Une fois cet aboutissement assimilé, nous ne pouvons retenir de ce voyage que du positif. Bien que l’adaptation le premier jour soit assez abrupte – l’infrastructure des douches et la séparation des groupes lors des activités furent des côtés négatifs – celle-ci a rapidement été écrasée par les nombreux aspects bénéfiques du voyage. Nous avons pu faire de belles rencontres et débattre sur des sujets qui nous tenaient à cœur.  L’atmosphère était tellement remplie de joie que sans que nous nous en rendions compte, nous nous sentions vraiment détendus. Les moments de réflexions nous amenaient plus loin que nous n’avions jamais été, nous aidaient à nous découvrir et à définir notre identité. Le contact avec des personnes d’esprit nous ont permis de repousser les limites de notre propre conscience. Les chants étaient remplis d’une force qui nous transportait par-delà Marseille et qui nous liait à quelque chose de plus grand. Si nous ne devions retenir qu’une chose de ce voyage, ce seraient les musiques. Elles apportaient tellement de lumière lors des veillées et effaçaient la fatigue des courtes nuits que nous avons passées. Elles étaient également source de rencontre, dans les métros ou dans la ville quand nous entendions des chants du rassemblement, nous ne pouvions nous empêcher de les rejoindre et nous pouvions voir les sourires sur les autres personnes qui croisaient notre route. Quand nous repensons au voyage désormais, nous voyons combien il nous a apporté et fait grandir.

Nous aimerions terminer par remercier les organisateurs pour le projet colossal qu’ils sont mis en place et qu’ils nous ont fait vivre. Le staff médical a été d’une aide très précieuse, remplie de bonne humeur, les animateurs toujours à l’écoute ont rendu ce moment magique.


Escape Game du pèlerin

Le Réseau Jeunesse met à votre disposition un Escape Game conçu pour apprendre à cheminer selon les principes de
saint Ignace de Loyola par le jeu. Cette activité (+- 1h) vise à transmettre des éléments clés de la spiritualité ignatienne et a été développée selon les dimensions de la mission éducative des écoles jésuites (les 5 C et le modèle de la personne). Le jeu peut également servir de tremplin à ceux qui le souhaitent pour préparer l’un ou l’autre événement ignatien ponctuant l’année ou tout simplement à jouer entre amis.

Pour plus d’informations ou si vous souhaitez que notre équipe vous aide à animer ce jeu, n’hésitez pas à nous contacter (info@reseaujeunesse.be).

Belle découverte!

Vidéo d’introduction : https://cutt.ly/5R2PQLM


Jeunes témoins engagés – Série #02

Bonjour, je m’appelle Marie, j’ai 22 ans et je participe au festival Choose Life depuis que j’ai 13 ans. Depuis 5 ans, je suis animatrice et je suis rentrée dans le comité organisateur il y a deux ans. Chaque année, j’attends les vacances de Pâques avec impatience. J’ai hâte de revoir tous mes amis, de rencontrer de nouvelles personnes et surtout de passer une semaine avec Dieu dans la joie. Lorsque j’ai appris que l’édition 2021 du Choose Life allait à nouveau se faire en ligne, j’étais dépitée et prête à tout laisser tomber. Mais grâce à une équipe d’animateurs surmotivés, on l’a fait !

Le Choose Life s’est adapté et on s’est tous retrouvé sur Discord pour 5 jours de folie. Tous les matins, nous commencions par un temps de louange et un enseignement. Ensuite, nous nous retrouvions en fraternité (petits groupes de maximum 10 personnes) pour discuter de ce que nous avions entendu et du thème du jour. Cette année, le thème était « Marche avec Lui, ils t’ouvrent le chemin ». Nous avons ainsi chaque jour découvert un témoin tel que St Jean Berchmans, le Pape François, Maïti Girtanner, etc. Ensuite, nous nous retrouvions l’après-midi pour une petite activité au choix. Cela pouvait être une activité plus manuelle, la découverte d’une association, d’une façon de prier ou encore un grand jeu tous ensemble. Puis, le soir, nous nous rassemblions pour écouter un concert et finissions la journée par une soirée jeu. Nous avons même soufflé les bougies des 20 ans du Choose Life.

Cette édition était différente des précédentes sur bien des aspects mais j’y ai retrouvé la joie et l’accueil qui m’ont fait revenir chaque année au festival. Je ne m’étais pas rendue compte à quel point le Choose Life m’avait manqué. A la fin de la semaine j’étais remplie de la même énergie que les années précédentes. J’étais reboostée, prête à continuer cette année à distance et à préparer la prochaine édition.


Jeunes témoins engagés – Série #01

Bonjour, je m’appelle Gaëtane et cette année, j’ai participé à mon premier camp MEJ.

Ce qui m’a attirée dans ce camp, c’était d’abord le fait que l’on marche mais aussi de rencontrer de nouvelles personnes.

Nous étions un petit groupe de 5 animés pour 5 animateurs, ce qui nous a permis de créer des liens plus facilement qu’avec un groupe plus grand. 

Durant cette semaine, nous avons logé à deux endroits…

Le premier était le Quartier Gallet à Beauraing, là nos journées était rythmée par les temps de prières et le travail. Chaque jours, nous avions des tâches à faire pour rendre service : couper du bois, récolter le miel, ramasser les pommes de terres…

Et comme le principe du camp était quand même de marcher, c’est ce que nous avons fait dans la forêt de Beauraing, touchée quelque temps auparavant par une tornade. Cela nous a offert un peu d’escalade de tronc d’arbres et quelques griffes sur les jambes 😉

Mais aussi quelques péripéties à cause de petits insectes…

Suite à notre première balade, nous avons visité le sanctuaire de Beauraing, là où la vierge Marie est apparue à de jeunes enfants de 1932 à 1933.

Ensuite, notre deuxième lieu de passage était la communauté des Frênes à Warnach. Là-bas, nous avons également marché dans les forêts de pins, qui nous offraient de magnifiques paysages ardennais.

D’autres activités ont été réalisées mais pour moi la meilleure de toute à quand même été la préparation d’un grand repas pour tout le groupe. Une entrée, un plat, un dessert, mais aussi la mise en beauté de la salle, de la table et finalement, la préparation d’activités durant l’apéro.

Pour finir, je dirais que c’était un super camp, avec de très chouettes rencontres et des moments qui resteront à jamais gravés dans nos mémoires.


« Au large avec Ignace » : Marseille 2021 – Inscris-toi!

Du 30 octobre au 1er novembre 2021, la Famille Ignatienne organise un grand rassemblement à Marseille sur le thème:

 Au large, avec Ignace ! Tous saints – Marseille 2021 

Ce grand événement se prépare dans le cadre de l’Année Ignatienne célébrant les 500 ans de la blessure à la jambe d’Ignace à la bataille de Pampelune et les 400 ans de sa canonisation ! 😇

Tu souhaites y participer? Rien de plus simple! Le Réseau Jeunesse organise un voyage en car pour les jeunes de moins de 30 ans depuis la Belgique pour se rendre sur place. 🚌

Ce grand temps fort qui comprend un programme pour les adultes et pour les jeunes propose certains moments spécifiques et d’autres à vivre en commun avec tous les participants.

Pour découvrir le programme , c’est par ici

Tu veux en savoir plus? Contacte-nous par courriel à info@reseaujeunesse.be ou par téléphone au 0470 64 29 61 (Marie-Alice) et au 0470 64 30 35 (Anne-Sophie).

Pour t’inscrire, il suffit de cliquer sur ce lien.
ATTENTION : les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 15/09/21 !


Le Réseau Jeunesse recrute !!

Le Réseau Jeunesse un nouvel appel à candidatures:

Nous sommes à la recherche d’un collaborateur à mi-temps, motivé, pour renforcer notre équipe.

Tu es en adéquation avec le secteur de la jeunesse et tu as l’habitude de travailler avec des jeunes ?
Tu as une âme d’animateur?
Tu sais porter et gérer des projets nouveaux?
Tu es en phase avec la spiritualité ignatienne?

Si tu présentes ces qualités, alors ce poste d’animateur est fait pour toi

Date limite des candidatures 8 mai 2021:

Plus de détails ci dessous


Quelle animation pastorale en temps de (dé)confinement ?

Comment faire pour maintenir le lien avec les jeunes en période de (dé)confinement?
C’est sans doute la question que s’est posée tous les groupes et les pastorales de jeunes à l’annonce du confinement et de l’annulation de tous les rassemblements. Nous même en lien avec le MEJ avons dû réagir assez rapidement pour proposer des alternatives face à cette crise sanitaire majeure. Une idée nous est venue rapidement à l’esprit : proposer des animations « virtuelles ».


Les « live » vidéos sur les réseaux sociaux (facebook, youtube et instagram) de Rise Up Tournai* nous avaient interpellés positivement.
*Le nouveau nom de la pastorale des jeunes du diocèse de Tournai

Nous décidions ainsi de lancer notre « live » vidéo sur la page du MEJ Belgique. Au menu : blind test, match MEJ France VS MEJ Belgique, « live » sportif, témoignages…mais aussi un temps de prière animé par Thomas Sabbatini (aumônier du MEJ Liège) avec une structure désormais bien rodée : vidéo de l’Evangile (réalisée avec des duplo en ‘stop motion’ par notre collaboratrice Marie-Alice) ; un commentaire de Thomas; le Notre Père ; la prière du MEJ et une bénédiction finale.
Le MEJ c’est fun, mais c’est aussi et surtout un lieu pour se construire sous le regard bienveillant de Dieu.
L’animation ne s’arrête pas là, puisque durant toute la semaine les jeunes ont la possibilité de prendre part aux nombreux défis proposés (faire un « coin de prière presque parfait », cuisiner à la sauce « MEJ », réaliser des cartes pour des personnes âgées…)
Pour davantage être en lien entre jeunes et animateurs, des rencontres en vidéoconférence sont également proposées aux jeunes en attendant de pouvoir se retrouver physiquement.

Nuit pascale « virtuelle »

D’ailleurs voici quelques réactions concernant ces animations virtuelles qui ont fleuri dans notre Eglise…

Une belle découverte qui permet de continuer à faire vivre le mouvement et à le faire connaitre malgré le confinement

Benita, MEJ Liège

C’est une manière toute simple de découvrir ce qui se fait un peu partout au niveau de la foi et de rencontrer des témoins de tout genre. C’est riche

Annonciata, Rise Up Tournai

L’expérience réussie également du Festival « Choose Live » (200 personnes connectées par jour/65 personnes simultanément), est aussi une belle confirmation de l’audace créative des jeunes, à même d’exploiter au mieux les outils numériques à disposition. Ils ont été en ce sens les fidèles followers de Carlo Acutis, une personnalité hors norme, que le Pape François prend comme exemple « d’évangélisateur du net » (Christus Vivit, 2019).


La suite?

Depuis le début du mois de mai nous regagnons un peu de liberté après un mois et demi de confinement. Mais le déconfinement est très progressif et un retour à la « vie normale » (ou à une nouvelle forme de « normalité) n’est pas prévu pour tout de suite. Probablement, serons nous ces prochains mois encore très limités dans nos déplacements et dans la possibilité de se rassembler.

Certainement, ce fut une période propice pour « dédiaboliser » le numérique au sein d’une partie de l’Elise catholique. Mais le résultat final est-il vraiment à la hauteur des espérances?
Quel public avons-nous atteint grâce au numérique? Avons nous touché un public nouveau ou seulement les quelques mêmes personnes très actives sur les réseaux sociaux? Il s’agit presque d’une question rhétorique tant les algorithmes de Facebook and co nous font interagir non pas dans un espace globalisé, mais dans des « bulles » séparées les unes des autres, en fonction des opinions religieuses ou politiques. Sans compter que bon nombre de personnes âgées ont été exclues de facto de ce « mouvement numérique »: certains outils « du passé » (téléphone, carte…) se sont ainsi avérés plus efficaces pour maintenir le lien entre nous que n’importe quel outil numérique.
Le risque est réel que nous ayons perdu plusieurs personnes en route en ayant « surinvesti » sur le numérique et pas assez dans les « relations concrètes ». Il faudra en tirer les leçons.

En effet, le numérique ne peut pas tout ; il donne au mieux un petit « coup de pouce ». Il ne faut pas confondre « moyen » et « finalité ». On peut déjà ressentir la lassitude de certains jeunes, qui ont épuisé toutes les ressources numériques et ne savent plus à quel saint se vouer. Nous comme eux avons besoin de relations concrètes, d’être pleinement incarnés dans le réel.

Il est fort probable que de grands rassemblements/nos camps d’été habituels seront encore fortement limités, mais ne baissons pas les bras, des alternatives existent! Réfléchissons dès maintenant à la meilleure manière de se retrouver, à proposer des animations concrètes ; pourquoi ne pas décentraliser temporairement nos grands rassemblements et organiser plusieurs « petits rassemblements » simultanément (dans le respect et la limite des mesures sanitaires prescrites)? L’Esprit saint souffle où il veut, comptons sur lui pour nos souffler une bonne dose inventivité et d’audace.

C’est aussi une occasion pour (re)construire des petites équipes de 5 à 10 jeunes qui pourraient se retrouver à un rythme régulier, pour recréer ces liens distendus par la pandémie.
Au sein de notre Réseau, il existe déjà ce genre d’équipes, pour toutes les tranches d’âge: équipes MEJ (12 à 16 ans), équipes Magis (18-25) et équipes « jeunes CVX » (25-35 ans).
Un mélange de rencontres « en présentiel » (en petit groupe) et de rencontres virtuelles (vidéoconférences) pour des plus grands groupes, pourraient être un compromis satisfaisant dans les mois qui suivent.
Ces petites cellules, si elles se multiplient, sont le point de départ de formidables lieux de mission, comme le furent les premières communautés chrétiennes (de taille modeste au départ).
Les kots et colocations ont également un rôle missionnaire important à jouer pour développer cette culture de la relation.

L’Annonce de l’Évangile se fait là: dans le concret des relations que nous construisons entre nous, en formant une communauté joyeuse et pleinement incarnée, à l’écoute de nos frères, à l’écoute du cri des pauvres et de la Terre, à l’écoute du Christ.

Pierre Charles de la Brousse

Messe des jeunes, Viale Europe (Bruxelles)