Jeunes témoins engagés – Série #09

Créer un jeu de rôle sur l’Exode en une semaine sans jamais avoir participé à un jeu de rôle avant le camp, voilà le défi que nous avions à relever … Spoil alert : we did it !

Pour réussir la mission, il a fallu d’abord maitriser la notion de jeu de rôle. Nous en avons donc découvert plusieurs sortes durant les premiers jours de camp. En outre, il fallait également être au clair sur le récit de l’Exode, sur ses symboliques … Merci à Jean-Louis pour ses topos éclairants. Les dix plaies d’Egypte, la traversée de la mer et la tente de l’Alliance n’ont plus de secret pour nous !

Une journée a suffi pour élaborer la trame de notre jeu de rôle sur l’Exode. Dès lors, nous avons pu créer notre version bêta et surtout la tester avec d’autres personnes présentes à Quartier Gallet. Quel chouette moment de partage et d’aboutissement !

Finalement, après quelques modifications, il était temps de créer la version finale. Le jeu s’est construit grâce aux talents de chacun : dessins, graphisme, écriture, connaissances historiques …

Il ne reste plus qu’à le diffuser largement et que vous le testiez 😊 !

Ce que je retiens de ce camp, c’est de voir à quel point la collaboration a été le fondement de notre réussite. En effet, que ce soit pour la cuisine que nous faisions ensemble tous les jours ou la création du jeu de rôle, chacun était complémentaire, chacun savait ce qu’il avait à faire sans marcher sur les pieds des autres.

On s’y voit l’année prochaine pour un nouveau défi ? 😊

Florence


Jeunes témoins engagés – Série #06

Bonjour, je m’appelle Marie-Hélène et je suis originaire d’un petit village dans les Ardennes belges. Je vis depuis peu à Bruxelles, là où je commence mon chemin au sein de la congrégation des sœurs de Saint-André ; une congrégation ignatienne et apostolique fondée au 13e siècle. Arrivée début septembre 2021, j’ai pu trouver peu à peu mes marques et mon rythme de vie, entre les activités à l’extérieur et la vie dans la communauté. Dès le début, j’avais également le désir de rejoindre un groupe de prière et de partage avec d’autres jeunes de mon âge.

Un jour, je suis tombée sur l’invitation des jésuites de lancer un groupe « Magis », et depuis plusieurs mois maintenant, nous nous réunissons avec un petit groupe de jeunes une semaine sur deux au Forum Saint-Michel. Nous sommes sept en tout, et nous venons d’horizons bien différents ; de France, de Pologne, de République tchèque, du Bénin, d’Espagne et de Belgique. Lorsque nous nous rencontrons le mercredi soir, nous commençons par prendre le repas ensemble (à la façon « auberge espagnole ») et nous partageons librement sur ce que nous avons vécu durant les deux semaines qui viennent de passer. Chacun et chacune est invité à partager une « joie » et un « caillou dans la chaussure » de ces deux semaines ; l’occasion de nous réjouir pour les bonnes choses qui sont arrivées, et de porter ensemble les parties plus difficiles de nos vies. Ensuite, nous avons un temps de prière ou de partage, préparé par l’un des jeunes jésuites (prière guidée, partage sur un texte biblique ou un passage des Exercices spirituels, méditation personnelle puis partage, etc).

Le style proposé est varié, comme le sont tout autant les styles de prière proposés par saint Ignace de Loyola. Je ressors à chaque fois nourrie de ces temps spirituels, et à la fois heureuse de connaitre d’autres jeunes désireux de nourrir leur foi à côté des études ou de leur travail. Mais les activités « Magis » ne se cantonnent pas à nos rencontres du mercredi. Les propositions sont en réalité multiples ; randonnées spi, rencontres-formation autour du thème de « la place de la femme dans l’Eglise », week-ends spi à l’extérieur de Bruxelles, engagements sociaux concrets, Exercices dans la vie ordinaire,…

Un des moments forts pour moi a été le week-end de jeunes organisé à « Quartier-Gallet » (un lieu d’accueil près de Beauraing) en décembre dernier. Il avait lieu du 10 au 12 décembre et portait sur le thème de l’Avent ; sujet bien d’actualité à ce moment-là ! Nous étions une dizaine de jeunes à y participer. Certains se connaissaient avant, d’autres non. Cela a été un week-end très intense et riche de temps d’enseignement, de prière, de partage en petits groupes, de service, de balades, de détente, et d’imprévus joyeux.  L’aventure commençait déjà dès notre arrivée : ne parvenant plus à monter la dernière côte en voiture (nous patinions avec des pneus lisses), nous avons fini les trois derniers kilomètres à pied, dans la neige, à travers les bois, avant d’arriver dans ce lieu reculé et calme, au milieu des poules, chats, ânes, moutons et petits chalets. Un bonheur pour l’ancienne « ardennaise » que je suis ! L’endroit de « Quartier-Gallet » est très simple, et la chapelle est accueillante et recueillante. Nous avons en même temps sympathisé avec les autres pèlerins, avec qui nous partagions les repas, les services et les prières. C’était donc dans ce cadre bucolique et paisible, dans la simplicité et dans la beauté des rencontres et des échanges que j’ai pu vivre ce temps fort autour de l’Avent. Au fait, avec les propositions « Magis », je pense avoir trouvé un lieu spirituel qui me donne davantage d’élan à vivre ma foi là où je suis, et qui m’aide aussi en ce début de chemin dans la vie religieuse. Qu’il est bon et joyeux de pouvoir partager sur sa foi avec d’autres jeunes chrétiens !


Jeunes témoins engagés – Série #05

Liège Ardent, c’est une initiative lancée par le SDJ en septembre 2021, avec l’idée – on pourrait dire le rêve – de rassembler les initiatives catholiques à destination des jeunes dans le diocèse de Liège. Construits autour de l’Eucharistie, les évènements Liège Ardent proposent une approche didactique et conviviale. Ainsi, on n’hésite pas à questionner certaines habitudes de la messe (pourquoi commence-t-on par demander pardon ? Pourquoi se lève-t-on et s’assied-t-on plusieurs fois pendant la messe ? …), et plusieurs pistes sont proposées – en plus de l’homélie – afin de mieux goûter à la Parole de Dieu, un peu comme la « Messe qui prend son temps », pour celles et ceux qui connaissent cette initiative de la famille ignacienne.

Plusieurs équipes sont mobilisées afin de créer une atmosphère particulière : un accueil personnalisé, une sonorisation soignée, une animation musicale qui sort de l’ordinaire, un service de streaming vidéo pour celles et ceux qui ne savent pas nous rejoindre…

Et puis, et puis… il y a aussi l’after ! Après la messe, il y a toujours quelque chose en plus : une soirée pizza ou jeu de société, un témoignage ou une visite de crèche, …

A titre personnel, ce qui me touche à Liège Ardent, c’est l’accueil de la diversité. Au fil des rencontres, une petite « communauté » Liège Ardent s’est constituée. J’utilise le mot « communauté », mais je crois que cela n’en est pas vraiment une. On pourrait plutôt dire qu’il s’agit d’un petit échantillon de l’Eglise à laquelle nous appartenons, un ensemble de personnes, chacune unique, chacune à la croisée de mille appartenances, qui se retrouvent en répondant à une invitation, celle du Seigneur.


Exercices dans la Vie Ordinaire (EVO)

Viens vivre un temps de rencontre Avec le Christ au cœur de ton quotidien !
4 semaines de retraite selon les Exercices Spirituels de Saint Ignace pour rejoindre le Christ grâce à des temps de prière personnelle, des temps de partage et d’enseignement, un accompagnement.

Inscris-toi avant le 4 novembre 2022 ici : https://magisbruxelles.be/prier/evo/ 


Jeunes témoins engagés – Série #04

Chercher et trouver Dieu en toute chose. En y repensant, cette formule, propre à St Ignace, a pas mal guidé mon propre cheminement spirituel au travers des dernières années : fascination pour les différentes traditions religieuses, pour le dialogue interconvictionnel, et puis depuis quelques années pour les différentes manières de vivre la foi au sein de l’Eglise. Après m’être intéressé à la vie des saints, celle d’Ignace a pas mal résonné chez le jeune qui est en moi (notamment l’épisode du boulet de canon et sa soif de servir Dieu de la meilleure manière). Puis vint une annonce en pleine messe pour une soirée découverte CVX qui tombait à pic car conciliant mon désir de m’ancrer dans la spiritualité ignatienne et de vivre la foi à travers un groupe, une communauté.

Près de quatre ans plus tard, j’ai eu l’occasion de m’épanouir au sein de mon équipe, nommée « Passo a Passo » (pas à pas, en portugais). Dans mon équipe, très diversifiée culturellement/professionnellement/…, j’ai eu l’occasion à chaque rencontre de changer mon propre regard sur les choses. A développer mon écoute, mon souci des autres. Et surtout à développer un regard bienveillant sur les gens et les évènements, sans tomber trop vite dans le jugement. Des aspects qui ne sont pas qu’utiles en CVX mais également dans ma vie de tous les jours. J’ai également pu mieux me connaitre, grâce à des retraites en groupe. Mieux connaitre mes dons et limites, qui ont été précieux jusqu’à mon propre cheminement professionnel.

Lors de nos partages mensuels, nous relisons en groupe notre quotidien. Lors d’un premier tour, nous partageons chacun ce qui nous anime (par rapport à un texte à préparer, notre mois vécu, autre chose). Ensuite, un second tour permet de rebondir en partageant quelque chose qui nous a touchés, ou en posant une question qui permet d’aider au cheminement. Enfin, au troisième tour, en guise d’envoi, nous ressortons avec quelque chose qui nous a marqués et que nous souhaitons faire fructifier pour le mois à venir.

Grâce à ces partages, j’ai appris à ouvrir mon regard sur les évènements. La relecture m’aide beaucoup à être attentif à ce qui m’anime, sans filtre. J’ai depuis un carnet dans lequel je note (encore trop irrégulièrement) ce qui m’anime, me touche pendant la journée ou semaine. Cet exercice (car il demande de la régularité), me permet de garder des traces de la présence ou absence de Dieu qui seront utiles non seulement dans les partages mensuels, mais aussi dans mon propre discernement. La CVX m’a donc justement appris à accepter pleinement les choses telles qu’elles viennent, en confiant à la prière avant de faire un choix.

Être en CVX m’aide à essayer de vivre pleinement vers une voie de cohérence dans ma vie chrétienne, sans me décourager face aux épreuves ou mes imperfections. Cette expérience me permet également de découvrir une manière d’être en présence du Seigneur quotidiennement,  tout en apprenant à mieux me connaitre (notamment sur ce qui me parle spirituellement). Désormais, j’apprends aussi à accepter des moments de déserts spirituels, avec la confiance que l’on reste en chemin. Parce que finalement Dieu est quelque part.


Jeunes témoins engagés – Série #03

Élèves dans l’enseignement jésuite au collège Saint-Michel,  nous avons eu l’occasion de participer au rassemblement jésuite organisé cette année à Marseille. Ce voyage, destiné à célébrer le périple spirituel de Saint Ignace,  fut l’occasion d’ouvrir ses horizons et de découvrir une partie des nombreuses facettes des personnes qui nous entourent au quotidien.

Voyager avec ses professeurs est une expérience particulière qui met en exergue le côté d’échange et de communication de l’éducation, qui est parfois un peu négligé lors des cours. En plus d’explorer les relations que nous avons pu construire avec les adultes qui nous accompagnaient, nous avons rencontré beaucoup d’autres élèves qui s’étaient, comme nous, rassemblés à Marseille. Nous avons eu, en particulier, l’occasion de partager notre long voyage en car avec les élèves de Matteo Ricci. Pendant que certains dormaient, d’autres se sont amusés à refaire le monde à coup de long discours et de paroles visionnaires. Ces prémices nous ont permis d’apercevoir les possibilités de ce voyage ; déjà à l’aurore de cette odyssée, nous prenions le large avec le vent du partage des idées et des cultures en poupe. Si la majorité des jeunes présents étaient catholiques, il n’empêche que ce rassemblement fut très cosmopolite. Nous avons pu rencontrer et échanger avec des personnes d’autres confessions qui nous ont fait découvrir leur foi et leur positionnement face à la religion.

Si nous voulons être tout à fait honnêtes, avant le voyage, nous partions avec beaucoup d’aprioris et d’idées préconçues. En effet, lors de la présentation de nos professeurs, nous avons, à tort, idéalisé le projet en se le représentant exactement conforme à notre imagination.  Cette projection mentale a engendré quelques difficultés qu’il nous a fallu dépasser. Nous avons pu arpenter un chemin parsemé d’opportunités qui demandaient une résilience mentale par rapport à certaines attentes et  un vrai choix dans la manière dont nous allions profiter du moment qui nous a été offert.

C’est pourquoi, au premier abord, définir si nous avons apprécié le voyage a été une tâche complexe. Au cours de notre réflexion, nous avons fini par comprendre que tenter de comparer le voyage que nous avons vécu avec notre projection était probablement la raison pour laquelle nous n’arrivions pas à exprimer un ressenti global. Nous nous attendions à un rassemblement qui serait idéal selon nos critères au lieu de l’envisager dans sa réalité. Une fois cet aboutissement assimilé, nous ne pouvons retenir de ce voyage que du positif. Bien que l’adaptation le premier jour soit assez abrupte – l’infrastructure des douches et la séparation des groupes lors des activités furent des côtés négatifs – celle-ci a rapidement été écrasée par les nombreux aspects bénéfiques du voyage. Nous avons pu faire de belles rencontres et débattre sur des sujets qui nous tenaient à cœur.  L’atmosphère était tellement remplie de joie que sans que nous nous en rendions compte, nous nous sentions vraiment détendus. Les moments de réflexions nous amenaient plus loin que nous n’avions jamais été, nous aidaient à nous découvrir et à définir notre identité. Le contact avec des personnes d’esprit nous ont permis de repousser les limites de notre propre conscience. Les chants étaient remplis d’une force qui nous transportait par-delà Marseille et qui nous liait à quelque chose de plus grand. Si nous ne devions retenir qu’une chose de ce voyage, ce seraient les musiques. Elles apportaient tellement de lumière lors des veillées et effaçaient la fatigue des courtes nuits que nous avons passées. Elles étaient également source de rencontre, dans les métros ou dans la ville quand nous entendions des chants du rassemblement, nous ne pouvions nous empêcher de les rejoindre et nous pouvions voir les sourires sur les autres personnes qui croisaient notre route. Quand nous repensons au voyage désormais, nous voyons combien il nous a apporté et fait grandir.

Nous aimerions terminer par remercier les organisateurs pour le projet colossal qu’ils sont mis en place et qu’ils nous ont fait vivre. Le staff médical a été d’une aide très précieuse, remplie de bonne humeur, les animateurs toujours à l’écoute ont rendu ce moment magique.


Escape Game du pèlerin

Le Réseau Jeunesse met à votre disposition un Escape Game conçu pour apprendre à cheminer selon les principes de
saint Ignace de Loyola par le jeu. Cette activité (+- 1h) vise à transmettre des éléments clés de la spiritualité ignatienne et a été développée selon les dimensions de la mission éducative des écoles jésuites (les 5 C et le modèle de la personne). Le jeu peut également servir de tremplin à ceux qui le souhaitent pour préparer l’un ou l’autre événement ignatien ponctuant l’année ou tout simplement à jouer entre amis.

Pour plus d’informations ou si vous souhaitez que notre équipe vous aide à animer ce jeu, n’hésitez pas à nous contacter (info@reseaujeunesse.be).

Belle découverte!

Vidéo d’introduction : https://cutt.ly/5R2PQLM


Jeunes témoins engagés – Série #02

Bonjour, je m’appelle Marie, j’ai 22 ans et je participe au festival Choose Life depuis que j’ai 13 ans. Depuis 5 ans, je suis animatrice et je suis rentrée dans le comité organisateur il y a deux ans. Chaque année, j’attends les vacances de Pâques avec impatience. J’ai hâte de revoir tous mes amis, de rencontrer de nouvelles personnes et surtout de passer une semaine avec Dieu dans la joie. Lorsque j’ai appris que l’édition 2021 du Choose Life allait à nouveau se faire en ligne, j’étais dépitée et prête à tout laisser tomber. Mais grâce à une équipe d’animateurs surmotivés, on l’a fait !

Le Choose Life s’est adapté et on s’est tous retrouvé sur Discord pour 5 jours de folie. Tous les matins, nous commencions par un temps de louange et un enseignement. Ensuite, nous nous retrouvions en fraternité (petits groupes de maximum 10 personnes) pour discuter de ce que nous avions entendu et du thème du jour. Cette année, le thème était « Marche avec Lui, ils t’ouvrent le chemin ». Nous avons ainsi chaque jour découvert un témoin tel que St Jean Berchmans, le Pape François, Maïti Girtanner, etc. Ensuite, nous nous retrouvions l’après-midi pour une petite activité au choix. Cela pouvait être une activité plus manuelle, la découverte d’une association, d’une façon de prier ou encore un grand jeu tous ensemble. Puis, le soir, nous nous rassemblions pour écouter un concert et finissions la journée par une soirée jeu. Nous avons même soufflé les bougies des 20 ans du Choose Life.

Cette édition était différente des précédentes sur bien des aspects mais j’y ai retrouvé la joie et l’accueil qui m’ont fait revenir chaque année au festival. Je ne m’étais pas rendue compte à quel point le Choose Life m’avait manqué. A la fin de la semaine j’étais remplie de la même énergie que les années précédentes. J’étais reboostée, prête à continuer cette année à distance et à préparer la prochaine édition.


Jeunes témoins engagés – Série #01

Bonjour, je m’appelle Gaëtane et cette année, j’ai participé à mon premier camp MEJ.

Ce qui m’a attirée dans ce camp, c’était d’abord le fait que l’on marche mais aussi de rencontrer de nouvelles personnes.

Nous étions un petit groupe de 5 animés pour 5 animateurs, ce qui nous a permis de créer des liens plus facilement qu’avec un groupe plus grand. 

Durant cette semaine, nous avons logé à deux endroits…

Le premier était le Quartier Gallet à Beauraing, là nos journées était rythmée par les temps de prières et le travail. Chaque jours, nous avions des tâches à faire pour rendre service : couper du bois, récolter le miel, ramasser les pommes de terres…

Et comme le principe du camp était quand même de marcher, c’est ce que nous avons fait dans la forêt de Beauraing, touchée quelque temps auparavant par une tornade. Cela nous a offert un peu d’escalade de tronc d’arbres et quelques griffes sur les jambes 😉

Mais aussi quelques péripéties à cause de petits insectes…

Suite à notre première balade, nous avons visité le sanctuaire de Beauraing, là où la vierge Marie est apparue à de jeunes enfants de 1932 à 1933.

Ensuite, notre deuxième lieu de passage était la communauté des Frênes à Warnach. Là-bas, nous avons également marché dans les forêts de pins, qui nous offraient de magnifiques paysages ardennais.

D’autres activités ont été réalisées mais pour moi la meilleure de toute à quand même été la préparation d’un grand repas pour tout le groupe. Une entrée, un plat, un dessert, mais aussi la mise en beauté de la salle, de la table et finalement, la préparation d’activités durant l’apéro.

Pour finir, je dirais que c’était un super camp, avec de très chouettes rencontres et des moments qui resteront à jamais gravés dans nos mémoires.


« Au large avec Ignace » : Marseille 2021 – Inscris-toi!

Du 30 octobre au 1er novembre 2021, la Famille Ignatienne organise un grand rassemblement à Marseille sur le thème:

 Au large, avec Ignace ! Tous saints – Marseille 2021 

Ce grand événement se prépare dans le cadre de l’Année Ignatienne célébrant les 500 ans de la blessure à la jambe d’Ignace à la bataille de Pampelune et les 400 ans de sa canonisation ! 😇

Tu souhaites y participer? Rien de plus simple! Le Réseau Jeunesse organise un voyage en car pour les jeunes de moins de 30 ans depuis la Belgique pour se rendre sur place. 🚌

Ce grand temps fort qui comprend un programme pour les adultes et pour les jeunes propose certains moments spécifiques et d’autres à vivre en commun avec tous les participants.

Pour découvrir le programme , c’est par ici

Tu veux en savoir plus? Contacte-nous par courriel à info@reseaujeunesse.be ou par téléphone au 0470 64 29 61 (Marie-Alice) et au 0470 64 30 35 (Anne-Sophie).

Pour t’inscrire, il suffit de cliquer sur ce lien.
ATTENTION : les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 15/09/21 !


Quelle animation pastorale en temps de (dé)confinement ?

Comment faire pour maintenir le lien avec les jeunes en période de (dé)confinement?
C’est sans doute la question que s’est posée tous les groupes et les pastorales de jeunes à l’annonce du confinement et de l’annulation de tous les rassemblements. Nous même en lien avec le MEJ avons dû réagir assez rapidement pour proposer des alternatives face à cette crise sanitaire majeure. Une idée nous est venue rapidement à l’esprit : proposer des animations « virtuelles ».


Les « live » vidéos sur les réseaux sociaux (facebook, youtube et instagram) de Rise Up Tournai* nous avaient interpellés positivement.
*Le nouveau nom de la pastorale des jeunes du diocèse de Tournai

Nous décidions ainsi de lancer notre « live » vidéo sur la page du MEJ Belgique. Au menu : blind test, match MEJ France VS MEJ Belgique, « live » sportif, témoignages…mais aussi un temps de prière animé par Thomas Sabbatini (aumônier du MEJ Liège) avec une structure désormais bien rodée : vidéo de l’Evangile (réalisée avec des duplo en ‘stop motion’ par notre collaboratrice Marie-Alice) ; un commentaire de Thomas; le Notre Père ; la prière du MEJ et une bénédiction finale.
Le MEJ c’est fun, mais c’est aussi et surtout un lieu pour se construire sous le regard bienveillant de Dieu.
L’animation ne s’arrête pas là, puisque durant toute la semaine les jeunes ont la possibilité de prendre part aux nombreux défis proposés (faire un « coin de prière presque parfait », cuisiner à la sauce « MEJ », réaliser des cartes pour des personnes âgées…)
Pour davantage être en lien entre jeunes et animateurs, des rencontres en vidéoconférence sont également proposées aux jeunes en attendant de pouvoir se retrouver physiquement.

Nuit pascale « virtuelle »

D’ailleurs voici quelques réactions concernant ces animations virtuelles qui ont fleuri dans notre Eglise…

Une belle découverte qui permet de continuer à faire vivre le mouvement et à le faire connaitre malgré le confinement

Benita, MEJ Liège

C’est une manière toute simple de découvrir ce qui se fait un peu partout au niveau de la foi et de rencontrer des témoins de tout genre. C’est riche

Annonciata, Rise Up Tournai

L’expérience réussie également du Festival « Choose Live » (200 personnes connectées par jour/65 personnes simultanément), est aussi une belle confirmation de l’audace créative des jeunes, à même d’exploiter au mieux les outils numériques à disposition. Ils ont été en ce sens les fidèles followers de Carlo Acutis, une personnalité hors norme, que le Pape François prend comme exemple « d’évangélisateur du net » (Christus Vivit, 2019).


La suite?

Depuis le début du mois de mai nous regagnons un peu de liberté après un mois et demi de confinement. Mais le déconfinement est très progressif et un retour à la « vie normale » (ou à une nouvelle forme de « normalité) n’est pas prévu pour tout de suite. Probablement, serons nous ces prochains mois encore très limités dans nos déplacements et dans la possibilité de se rassembler.

Certainement, ce fut une période propice pour « dédiaboliser » le numérique au sein d’une partie de l’Elise catholique. Mais le résultat final est-il vraiment à la hauteur des espérances?
Quel public avons-nous atteint grâce au numérique? Avons nous touché un public nouveau ou seulement les quelques mêmes personnes très actives sur les réseaux sociaux? Il s’agit presque d’une question rhétorique tant les algorithmes de Facebook and co nous font interagir non pas dans un espace globalisé, mais dans des « bulles » séparées les unes des autres, en fonction des opinions religieuses ou politiques. Sans compter que bon nombre de personnes âgées ont été exclues de facto de ce « mouvement numérique »: certains outils « du passé » (téléphone, carte…) se sont ainsi avérés plus efficaces pour maintenir le lien entre nous que n’importe quel outil numérique.
Le risque est réel que nous ayons perdu plusieurs personnes en route en ayant « surinvesti » sur le numérique et pas assez dans les « relations concrètes ». Il faudra en tirer les leçons.

En effet, le numérique ne peut pas tout ; il donne au mieux un petit « coup de pouce ». Il ne faut pas confondre « moyen » et « finalité ». On peut déjà ressentir la lassitude de certains jeunes, qui ont épuisé toutes les ressources numériques et ne savent plus à quel saint se vouer. Nous comme eux avons besoin de relations concrètes, d’être pleinement incarnés dans le réel.

Il est fort probable que de grands rassemblements/nos camps d’été habituels seront encore fortement limités, mais ne baissons pas les bras, des alternatives existent! Réfléchissons dès maintenant à la meilleure manière de se retrouver, à proposer des animations concrètes ; pourquoi ne pas décentraliser temporairement nos grands rassemblements et organiser plusieurs « petits rassemblements » simultanément (dans le respect et la limite des mesures sanitaires prescrites)? L’Esprit saint souffle où il veut, comptons sur lui pour nos souffler une bonne dose inventivité et d’audace.

C’est aussi une occasion pour (re)construire des petites équipes de 5 à 10 jeunes qui pourraient se retrouver à un rythme régulier, pour recréer ces liens distendus par la pandémie.
Au sein de notre Réseau, il existe déjà ce genre d’équipes, pour toutes les tranches d’âge: équipes MEJ (12 à 16 ans), équipes Magis (18-25) et équipes « jeunes CVX » (25-35 ans).
Un mélange de rencontres « en présentiel » (en petit groupe) et de rencontres virtuelles (vidéoconférences) pour des plus grands groupes, pourraient être un compromis satisfaisant dans les mois qui suivent.
Ces petites cellules, si elles se multiplient, sont le point de départ de formidables lieux de mission, comme le furent les premières communautés chrétiennes (de taille modeste au départ).
Les kots et colocations ont également un rôle missionnaire important à jouer pour développer cette culture de la relation.

L’Annonce de l’Évangile se fait là: dans le concret des relations que nous construisons entre nous, en formant une communauté joyeuse et pleinement incarnée, à l’écoute de nos frères, à l’écoute du cri des pauvres et de la Terre, à l’écoute du Christ.

Pierre Charles de la Brousse

Messe des jeunes, Viale Europe (Bruxelles)

Jeunes témoins engagés – Série #08

Bonjour, je m’appelle Corentin, j’ai 23 ans et j’ai été envoyé par Inigo en mission de solidarité internationale à
Athènes en Grèce, pour une durée d’un an. Je viens tout juste de dépasser la moitié de ma mission. Vers la fin de
mon master dans une école de cinéma Belge, ne sachant pas trop quoi décider concernant ma vie professionnelle,
j’ai décidé de chercher un projet de volontariat qui pourrait se faire sur quelques mois. Après m’être pas mal
renseigné sur les différents aspects du départ en mission, j’ai finalement pris la décision de partir un an (malgré ma
réticence pour la longue durée) au sein du Service d’aide Jésuites pour les Réfugiés (JRS). Pour être proche de la
population que l’on aide quotidiennement, on vit dans un des quartiers les plus pauvres d’Athènes. C’était donc un
choc au moment d’arriver, car la ville est vraiment très sale. Les rues puent, sont remplies de déchets, et le silence
est devenu quelque chose d’extrêmement rare, même au milieu de la nuit. C’était vraiment pas facile au début,
même si désormais je m’y suis habitué.


Au sein de JRS nous avons différents projets. Tout d’abord, nous tenons un free-shop chaque jour de la semaine, où
nous récoltons des vêtements afin de les redistribuer aux réfugiés et aux demandeurs d’asiles. Le système fonctionne
avec des rendez-vous via WhatsApp. Ensuite, nous (les volontaires) donnons dans un centre, des cours à ceux qui
souhaitent apprendre une nouvelle langue, parfois en vue d’aller vivre dans un pays spécifique. Les cours disponibles
à JRS sont des cours d’anglais, de grec, de français et d’allemand. Pour ma part je donne des cours d’anglais à
quelques adolescents, deux fois par semaine. Notre troisième projet consiste à faire de l’animation avec les enfants
(qui sont pour la majorité Afghans). Pas loin de notre lieu de vie se trouvent une place, appelée Viktoria Square où la
communauté Afghane se retrouve en journée, n’ayant pas vraiment d’autre choix que d’attendre l’acquisition de
leurs papiers (qui peut prendre parfois plusieurs années). Les enfants sont donc souvent livrés à eux-mêmes dès leur
plus jeune âge. On y va donc entre deux et trois fois par semaine avec des ballons de foot, des cordes à sauter, de la
peinture ou du dessin afin de passer du temps rien qu’avec eux, sur le sol poussiéreux du Square. À défaut de pouvoir
les aider financièrement, on se rend disponible pour tenter de faire un peu oublier la douleur du quotidien de ces
enfants. Enfin, le dernier projet se trouve au sein même de la communauté des jésuites (où je suis hébergé durant
toute la durée de ma mission) à savoir : Le Woman Day Center. C’est un centre de jour pour les femmes et les enfants,
où nous organisons des ateliers pour les femmes, et où nous proposons différents services comme des rendez-vous
avec une assistante sociale, des machines à laver ou encore des douches, le tout gratuitement (évidemment).

À 6 mois de mission, je sens que mon expérience ici m’a déjà énormément changé, fait évoluer et grandir sur bien
des aspects. Être en contact avec une réalité aussi difficile m’a permis de me rendre compte de la chance que j’ai de
vivre en Belgique et dans un pays qui n’est pas en guerre, ou qui ne connaît pas la famine. Je me suis aussi rendu
compte de l’importance de m’investir en qualité et non en quantité dans les projets. En effet, travailler avec des
réfugiés c’est accepter de changer continuellement les plans et ce qui avait été prévu. Ce qui, au final, n’est pas si
grave puisque ça m’a appris à être beaucoup plus flexible et à tout donner même si ce n’est pas ce qui était prévu au
départ. La qualité, non pas la quantité. C’est en fin de compte la manière avec laquelle je vis la chose, la manière avec
laquelle je suis présent pour eux à tel moment qui importe et non pas la quantité de travail que j’aurais fait en amont.
Je sens également que la vie en communauté m’a fait évoluer quant à mon ouverture d’esprit, à force de vivre et
travailler avec des personnes de différentes nationalités, ayant une éducation différente et des valeurs différentes
des miennes. Finalement, je pense que ce projet est un réel projet de vie, qui me changera à tout jamais. J’ai déjà
peur de rentrer et de me rendre compte que je ne suis plus en accord avec tel ou tel point de ma vie d’avant. Mais
bon, ça fait partie de l’expérience.

À très vite !


Jeunes témoins engagés – Série #07

Bonjour, Je m’appelle Laure, je suis partie un mois en volontariat avec les religieuses du Sacré Cœur en 2018, au Vietnam. En septembre 2017, l’idée à commencer à murir en moi, je voulais faire qqch pour les autres entre la fin de mes études et le début de ma vie professionnelle. Je me suis dit qu’il était important de se tourner vers les autres pour apprendre à se connaître et être plus attentif aux autres dans le monde professionnel. J’ai cherché des organisations religieuses qui envoyaient des volontaires sur des missions courtes, je ne me sentais pas prête à partir trop longtemps. Un mois, c’était pour moi la durée idéale, j’ai fait un mois de volontariat, ce qui m’a appris à connaître la culture vietnamienne, puis j’ai voyagé un mois seule au Vietnam, ceci était également très enrichissant.

Avec les religieuses du Sacré-Cœur, l’accompagnement avant le départ est très important, il y a une religieuse référente qui évalue notre motivation et pourquoi on souhaite partir. Il y a également deux we de préparation. Ceci est super, car cela permet de rencontrer d’autres jeunes qui partent aussi et qui se posent les mêmes questions que nous. Les we sont très complets, on rencontre d’anciens volontaires, on partage sur nos attentes, nos craintes etc. On rencontre plusieurs religieuses de la communauté, ce qui permet de comprendre la vie des religieuses de cette communauté et mieux se préparer à ce que l’on va vivre sur place. Il y a des moments de prières mais aussi de partage. Il y a une activité tournée vers les autres pendant le we pour ainsi se préparer à ce qu’on va vivre lors de notre mission à l’étranger. On réfléchit avec la religieuse référente au pays dans lequel on pourrait partir et à quelle mission on peut faire sur place. Une fois que le Vietnam a été choisi, j’ai été directement en contact avec les religieuses de là-bas pour les détails pratiques etc. Le suivi est génial. Cela permet de préparer le départ sereinement. Les religieuses du Vietnam n’étaient pas installées au Vietnam depuis longtemps, j’étais donc la première volontaire à partir là-bas. Une des religieuses vivait seule dans une maison, une autre dans une autre communauté de religieuse. Moi je vivais en colocation avec deux autres volontaires des MEP dans une autre communauté. C’était génial de pouvoir partager ce qu’on vivait avec d’autres jeunes, cela est stimulant et permet aussi de visiter un peu le pays avec d’autres jeunes français. J’ai eu plusieurs missions sur place :

  • Cours particulier d’anglais et français à une étudiante
  • Cours de français à des prêtres
  • Cors d’anglais à des jeunes malentendants
  • Cours d’anglais à des jeunes étudiantes
  • Cours d’anglais à des jeunes enfants qui vivent dans la rue

Cela m’a permis de rencontrer plein de personnes, de partager des moments conviviaux avec elles. C’était de très beaux moments enrichissants. Les vietnamiens sont des personnes extrêmement accueillantes et bienveillantes.  Ne comprenant pas la langue locale, j’ai appris à lâcher prise et faire confiance. Je prenais le bus en donnant un papier avec l’adresse où j’allais au chauffeur parfois et le chauffeur et tous les gens du bus, faisaient attention à ce que je descendre au bon endroit. Je me suis laissée portée pendant un mois tout en donnant de mon temps. Les enfants qui vivent dans la rue m’ont beaucoup touchée. Ils faisaient toujours des cadeaux et étaient d’une générosité sans faille malgré leur situation. Ces gestes de bienveillance, de partage et de générosité m’ont beaucoup touchée.

Le retour d’un volontariat n’est pas toujours évident, car on y vit des choses fortes et c’est dur de continuer de faire vivre ce que l’on a vécu. C’est vraiment chouette car avec les Religieuses du Sacré Cœur, il y a un suivi au retour. On peut faire un débrief avec la religieuse référente, et il y a un week-end de retour avec d’autres volontaires qui sont partis. Cela permet d’échanger sur ce qu’on a vécu et quels sont les engagements que l’on peut prendre à notre retour.